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Caractérisation du bassin versant du lac à la Tortue Résumé L’objectif de cette étude, réalisée par la Société d’aménagement et de mise en valeur du bassin de la Batiscan (SAMBBA), est de définir l’état général du lac à la Tortue et de son bassin versant afin de mieux comprendre l’origine des problématiques environnementales de ce territoire. Pour ce faire, différents aspects du bassin versant ont été étudiés et analysés. La qualité physico-chimique et bactériologique de l’eau, les propriétés du substrat de fond, la nappe phréatique, la qualité des berges, l’analyse spatiale des macrophytes, les macroinvertébrés benthiques et la communauté ichtyenne sont les principaux éléments traités dans ce document. Des études antérieures avaient statué que le niveau trophique du lac était mésotrophe en évolution vers le stade eutrophe. Les résultats de notre étude démontrent qu’en 2004, le lac à la Tortue a atteint le stade eutrophe et est en pleine évolution vers le stade hyper-eutrophe. La physico-chimie de l’eau et la prolifération de plantes aquatiques, dont le myriophylle à épis (Myriophyllum spicatum), témoignent de cette évolution trophique. En effet, l’analyse spatiale des macrophytes illustre que la quasi-totalité du lac est colonisée par les végétaux. De plus, la concentration de phosphore anormalement élevée (moyenne 0,31 mg P/l) est typique des lacs hyper-eutrophes et est la cause principale de son envahissement par les différentes espèces de plantes aquatiques. Les analyses effectuées sur le niveau et sur la qualité physico-chimique et bactériologique de la nappe phréatique supérieure ont démontré qu’elle est la principale source de phosphore du lac à la Tortue. En ce qui concerne les sédiments du lac, les analyses ont révélé qu’ils ont accumulé une grande quantité de phosphore, rendant ainsi possible son relargage dans l’eau du lac. Par ailleurs, 23 espèces de plantes aquatiques ont été recensées. Elles couvrent la majeure partie du lac, jusqu’à un peu plus de 4 m de profondeur, soit partout où la lumière n’est pas limitante pour la photosynthèse. Ainsi, le myriophylle à épis n’est pas la seule espèce retrouvée en abondance, il est souvent en association avec d’autres espèces semblables. Concernant les berges du lac à la Tortue, elles ont été artificialisées, en majeure partie, de sorte que les strates arbustives et arborescentes sont peu présentes. Les berges ne sont donc plus adéquates pour contrer l’érosion et pour offrir au lac une protection contre le lessivage et le transport des éléments nutritifs.
En ce qui à trait aux communautés de macroinvertébrés benthiques du bassin versant, les analyses effectuées ont établi qu’elles sont peu abondantes et tolérantes à la pollution organique dans le lac, alors que celles des tributaires sont plus diversifiées et incluent des spécimens intolérants à la pollution. La faune ichtyenne présente en eau peu profonde est composée de 15 espèces de poissons différentes. Leur survie est assurée grâce à des habitats adaptés à leurs besoins et à une nourriture abondante et diversifiée. En somme, le lac est caractérisé par une très haute productivité qui se traduit, pour l’instant, par une prolifération de plantes aquatiques due à l’apport anthropique élevé de phosphore. Il est donc nécessaire d’agir afin de permettre au lac à la Tortue de ralentir son évolution vers le stade hyper-eutrophe. Un plan d’action visant la diminution des apports en phosphore, le contrôle de la population de plantes aquatiques, la prévention de l’apparition des cyanobactéries, la sensibilisation de la population, la diminution du phosphore déjà présent dans les sédiments ainsi que l’acquisition et le suivi des connaissances a donc été élaboré par l’équipe de la SAMBBA et constitue les principales recommandations de la présente étude. Pour les études complètes, Contactez-nous
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